[VIDEO] Les Rescapés au Brésil #4 – A la découverte de la musique afro-brésilienne

A Salvador de Bahia, les Rescapés ont rencontré Lazinho, le chanteur d’Olodum qui, avec son groupe mythique, se bat pour promouvoir la culture afro-brésilienne à travers le monde, aux côtés d’artistes internationaux comme Alpha Blondy ou même Michael Jackson. Dans le portait d’Igléna Olivier, cette femme de ménage haïtienne à Rio explique que le Brésil n’est pas le paradis dont rêvent les millions d’Haïtiens candidats à l’émigration. Enfin le sketch nous présente un arbitre de foot un peu trop distrait… Bonne émission !

La série télévisée « Les Rescapés au Brésil » est réalisée avec le soutien financier du Bureau de la Communication et de l’Information Publique et la Section de Réduction de la Violence Communautaire de la MINUSTAH avec la collaboration de UNIC Rio et Viva Rio.

Préserver l’environnement : les problèmes du déboisement

Préserver l’environnement : les problèmes du déboisement #OMD #Haiti

Photo : Logan Abassi - UN/MINUSTAH

Photo : Logan Abassi – UN/MINUSTAH


 

En Septembre 2000, les dirigeants de 189 pays du monde ont adopté à l’unanimité la Déclaration du Millénaire des Nations Unies, ils se sont mis d’accord sur une série d’objectifs assortis de délais qui visent à réduire l’extrême pauvreté dans le monde. Ces objectifs sont connus aujourd’hui sous le nom d’objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et la…

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Les Rescapés au Brésil n.3 – Haïti-Brésil : une histoire commune

A Salvador de Bahia, ancienne capitale du Brésil, les Rescapés partent sur les traces des centaines de milliers d’esclaves qui ont débarqué dans le Nouveau Monde dans ce port du Nord-est du Brésil. En compagnie d’un spécialiste, ils découvrent les liens historiques qui unissent Haïti et le Brésil. Dans le sketch de la semaine, des joueurs haïtiens refont le match pour la paix en sens inverse, 10 ans après la partie mythique qui a opposé les Grenadiers à la Seleçao à Port-au-Prince.

Le blog des Rescapés : Fin du Mondial : le Brésil redémarre entre satisfaction et nostalgie

La Coupe du monde a pris fin. Dirigeants et citoyens brésiliens sont plutôt satisfaits de l’organisation, même s’ils ont perdu le mondial.

Cela fait quatre jours que le mondial a pris fin. La fête est bel et bien finie. Tout le monde, particulièrement les Brésiliens, est plutôt satisfait de la réussite de ce grand évènement.  Pour le Brésil, c’est une victoire. Ce pays avait deux challenges: réussir la coupe du monde et remporter le trophée. S’il a perdu le trophée, il a la satisfaction d’avoir gagné l’organisation du mondial.

Tout a été bien, avec beaucoup de discipline et de rigueur. Ceci, malgré les critiques de ceux qui voulaient boycotter ou empêcher la tenue de cette activité.  Contrairement aux attentes de certains, il n’y a pas eu trop d’actes de violence ni de casses à déplorer. Bien qu’il y ait eu une manifestation de rue lors de la finale, la police avait vite fait de la disperser. Des gens ont même été appréhendés. Ceci a provoqué des remous, certes, mais l’essentiel a été fait pour rétablir le calme.

Le mondial fini, maintenant les projecteurs sont fixés sur les jeux olympiques de 2016. Et la prochaine Copa america (coupe d’Amérique, championnat de football réunissant des pays de l’Amérique et de la caraïbe,  en comparaison avec la coupe d’Europe), également programmée la même année.

En passant, il faut souligner que Luiz Felipe Scolari n’est plus sélectionneur de la Séleçao, après la défaite brésilienne face à la formation orange, en l’occurrence la Hollande, pour la troisième place du mondial (0-3).

Maintenant c’est le retour à la vie « normale ».

Ce qui importe maintenant, c’est l’après-mondial. Je me retrouve encore à Rio de Janeiro. Ce que je constate, c’est que dans les rues et avenues attenant au stade Maracaña, l’embouteillage renait ou s’amplifie. Il est difficile de bouger en voiture, car la période de la coupe du monde, c’était presqu’une période de congé.

Il faut maintenant sortir de la période où les touristes étaient « maîtres des lieux », je veux dire des restaurants, des plages et autres taxis, pour revenir aux vieilles habitudes. C’est-à-dire, celle du citoyen brésilien dépendant du salaire minimum et ne pouvant pas joindre les deux bouts. Notamment à cause du coût de la vie qui a considérablement augmenté avec le mondial.

Selon de nombreux citoyens de ce pays, commentant l’après-mondial, il est temps maintenant d’affronter les problèmes qui frappent le géant sud-américain, tels la santé, l’éducation,.

Voilà donc, chers amis pour ce numéro des rescapés. On est encore à Rio. Nous vous promettons d’autres infos dans les jours à venir.

Bob Montinard - collaborateur, Les Rescapés

Le blog des Rescapés : Stanley Auguste

Je compatis à la douleur des fanatiques de la sélection d’Argentine de football qui n’a pas remporté de coupe du monde depuis 1986.

Malgré le fait que leur meneur de jeu, Lionel Messi, a remporté le ballon d’or, ses fans sont restés crispés par la défaite (0-1) de l’Argentine face à l’Allemagne, lors de la finale de la Coupe du monde 2014, au Stade Maracana, du Brésil, le dimanche 13 juillet dernier.

Fanatiques de la sélection allemande,  fans du Brésil et même des Brésiliens supportaient le onze allemand. C’était la fête au stade avec de grands feux d’artifices.

Vous trouverez bizarre que des fans du Brésil supportent l’Allemagne, malgré la raclée infligée à sélection brésilienne par ces derniers (1-7), en demi-finale, trois jours auparavant. Eh bien, ceci témoigne tout simplement de l’ampleur de la rivalité entre voisins argentins et brésiliens, de l’Amérique du sud.

C’était une finale marquée par beaucoup d’ambiance et de suspense, malgré le fait qu’il n’y a pas eu qu’un seul but. On a vu que l’Argentine avait la rage de vaincre, même si l’Allemagne a dominé la majeure partie du match.

Au-delà des 22 acteurs sur le terrain, c’était une bataille entre les entraîneurs Joachim Löw et Alejandro Sabella. On a remarqué que le dernier changement opéré par le sélectionneur allemand a porté des fruits. Car, c’est le nouvel entrant, Mario Götze, qui a inscrit l’unique but de la rencontre. Permettant ainsi à l’Allemagne de remporter sa quatrième coupe du monde.

Pour moi, ce Mondial 2014 au Brésil a été un évènement sensationnel. Comme vous l’avez vécu en Haïti, c’est ainsi que nous aussi l’avons vécu à Rio de Janeiro.

A bientôt pour d’autres infos.

Stanley Auguste

Le blog des Rescapés : Le Brésil, loin d’être l’Eldorado rêvé par certains Haïtiens

Rio de Janeiro

Le Brésil semble très loin de ce que rêvent de nombreux Haïtiens à la recherche d’un mieux-être. En marge des activités liées à la Coupe du monde qui s’achève ce dimanche 13 juillet 2014,  avec la finale Argentine-Allemagne, Bob Montinard s’est entretenu avec un compatriote rencontré à Rio.

Quand on circule dans les rues du Brésil, par exemple à Rio de Janeiro, où je me trouve maintenant, on rencontre beaucoup d’Haïtiens. Selon les dernières statistiques officielles, ils seraient environ 20.000 dont 12.000 illégaux  qui séjournent dans ce pays. Ils ont, pour la plupart,  rejoint le Brésil par des villes frontalières telles Manaus, Accre ou Tabachinga .

Si on prend par exemple le Pérou, eh bien, les Haïtiens peuvent y aller sans visa, et de là ils peuvent faire le voyage du Brésil par bateau.

Autre fait à signaler, c’est que la majorité des Haïtiens qui regagnent le Brésil sont des hommes. Des gens très peu formés qui viennent notamment des régions reculées d’Haïti, notamment des sections communales.

Nous avons parlé à l’un d’entre eux. Il parle de ses conditions de vie au Brésil .

Vivez-vous ici à Rio ?

Non, je ne vis pas à Rio.

Vous ne vivez pas à Rio, alors qu’est-ce que vous faites ici ?

Depuis mon arrivée, je vis à Sao Paulo. Je viens à Rio, en quête d’un visa.

Visa pour aller où ?

Je crois que je vais tenter ma chance au Mexique. J’ai laissé Haïti à la recherche d’un mieux-être, mais apparemment ici, la vie n’est pas plus facile que chez moi. Et, pour nous étrangers, elle est pire qu’en Haïti.

Depuis quand êtes- vous au Brésil ?

Je suis ici depuis un an et quelques mois. Mon cher, je ne te le cache pas, je n’ai rien réalisé de spécial. Rien ne marche. Je ne trouve pas de travail.

Dans quel secteur avez-vous déjà travaillé ?

Dans la construction.

Dites-moi, comment avez-vous fait pour arriver ici, dans ce pays ?

Mon cher, j’ai fait beaucoup de chemin. Je suis passé par le Pérou. Je suis entré au Brésil par Tabachinga. J’y suis resté un peu de temps, et voyant que les choses n’allaient pas trop bien, je suis reparti au Pérou via la province de Niapali. J’y suis resté une vingtaine de jours. Et puis, je suis revenu au Brésil.

Combien d’argent, vous a couté tout ça ?

Je ne peux pas te donner un montant fixe. Mais, mon voyage au Brésil m’a couté plus de $ 5000 US. Imagine, par exemple, que j’ai pris un avion de Port-au-Prince pour le Pérou. De là, j’ai pris un bateau pour Tabachinga. Ensuite,  j’ai pris un autre bateau pour revenir au Pérou, à la capitale Lima d’où j’ai fait quatre jour. Ensuite j’ai emprunté un bus pour aller à Niapali. Alors vous comprendrez que ce n’est pas une mince affaire. Je regrette vraiment d’avoir fait tout ça.

Quel genre de travail vous faisiez en Haïti ?  

Je me débrouillais dans le commerce. Je ne te le cache pas, Je n’étais pas riche, mais je vivais bien. Mais actuellement, je perds tout espoir. Si j’avais de l’argent, je crois que je n’aurais pas meilleur endroit où vivre qu’en Haïti. Mais, je suis bien obligé de continuer à chercher.

Et, mon cher, il ne faut surtout pas se décourager ! Bonne chance !

Voilà  donc, madame, monsieur, vous avez tout entendu. Aux Haïtiens qui croient que les choses sont faciles au Brésil, je demande de faire beaucoup d’attention et de prendre le temps de bien peser leur choix. Et, ceci n’est pas valable seulement pour le Brésil, mais pour tout pays, vus comme des ‘’Eldorado’’. Ce n’est pas parce que quelqu’un y vit bien, qu’il en sera de même pour tout le monde.

Alors,  à bientôt.

Bob Montinard – collaborateur, Les Rescapés

Le blog des Rescapés : Brésil sans Neymar : gare aux passions en Haïti !

Rio de Janeiro, Dimanche 6 juillet

Le numéro 10 brésilien a été touché dans le dos par le genou d’un défenseur colombien. Ce qui lui a valu la fêlure d’une côte. Et les sélectionneurs de la Sélecta souhaitent utiliser la blessure de leur numéro 10 pour propulser l’équipe encore plus loin.

Je crois, moi, qu’il y a une leçon de morale à tirer de cet incident ou accident. Par exemple pour vous autres fanatiques du Brésil en Haïti, il ne faut pas se laisser mener par la passion et aller jusqu’à dire - comme certains - que serait Messi, le numéro 10 argentin qui a payé le défenseur colombien pour qu’il aille frapper Neymar.

Car, après le match, il fallait voir les réactions des brésiliens. Ils étaient tous contents, même avec un Neymar blessé. Ils voulaient savourer la victoire de leur sélection.

Même du côté des joueurs, ceux-ci estiment que c’était vraiment un coup dur pour l’équipe, mais que ce sont des choses qui arrivent. Ça peut arriver à tout le monde.

Alors arrêtez les discours inutiles faisant croire à longueur de journée que les autres sont jaloux de Neymar. Une blessure ne saurait être une raison pour qu’une personne s’amuse à porter des jugements négatifs sur d’autres.

Autre chose. Je ne sais pas si c’est une bonne ou mauvaise chose, mais je remarque que les haïtiens sont beaucoup plus enthousiasmés que les brésiliens eux-mêmes à fêter les buts marqué par que le Brésil. Une remarque que nous avons fait hier alors que nous étions sur une plage de Copacabana, à un fan fest, un espace avec écran géant aménagé dans certains lieux publics par la FIFA pour permettre à ceux qui le veulent ou qui n’ont pas les moyens de s’offrir un ticket pour un match de regarder en toute liberté.

Il y avait certes de l’ambiance, de la musique, on sentait la fête quand le Brésil marquait un but ou même à la fin de la partie gagnée par cette équipe par deux buts à un. Après le match tout le monde s’activait à regagner son domicile ou ses activités. Il n’y a pas eu, comme on aurait pu s’y attendre, des débordements, explosions de joie dans les rues comme dans certains quartiers de Port-au-Prince comme Delmas 2, Bel-Air ou encore Poste-Marchand.

Trop de passions

C’est juste pour attirer l’attention de certains sur le fait qu’on a l’impression que certains de mes compatriotes haïtiens sont plus passionnés par football brésilien que les brésiliens eux-mêmes, qui sont des fanatiques du football. C’est juste une impression et non une affirmation !

Mais il y a d’autres faits sur lesquels je pourrais m’appuyer pour justifier mes dires. Je pourrais raconter par exemple comment dans certains quartiers, une femme est peut-être en train de préparer son maigre repas, quand les fans du Brésil déboulent et renversent dans leur explosion de joie le récipient de cuisson, ruinant l’unique repas de sa famille… 

Ou, comment, dans un autre quartier d’Haïti, un homme décide de fermer la porte de sa maison laissant sa femme dehors ou même de s’en séparer définitivement parce ce que celle-ci est fan de l’Argentine et que lui est fan du Brésil…

Ce qui nous permet de comprendre qu’en Haïti, il y a trop de rigueur, trop de passions. Là où l’on était, sur cette plage de Rio, il y avait aussi des colombiens, des gens portant des t-shirts aux couleurs du Chili… tous mangeaient, buvaient et faisaient la fête dans l’harmonie pour le seul fait d’être tous ensemble à cette fête du sport que doit être le Mondial…

A bon entendeur, salut !

Bob Montinard – collaborateur, Les Rescapés

 

Le blog des Rescapés : coupe du monde et hausse du cout de la vie

Samedi 5 juillet, Rio de Janeiro

Certains brésiliens se sont interrogés pour savoir en fin de compte ce qu’ils allaient gagner de cette activité qui semble leur priver de certains de leurs droits, avec l’augmentation sensible du cout de la vie.

Et la FIFA, de son côté a toujours tenté de faire valoir l’aspect positif pour l’économie du pays hôte. Cependant, la majorité est loin d’être convaincue : le peuple brésilien n’est pas propriétaire d’hôtels, de supermarchés ou de lignes aérienne.

Il y a un certain malaise. Les Brésiliens sont obligés de consommer aux mêmes prix que les touristes. Mais en bons démocrates et amants du ballon rond, ils acceptent de jouer le jeu, sans recourir à la violence pour montrer ce désenchantement.

Ce matin j’ai vu certains manifestants habillés en clowns juste pour aller dire à la FIFA leur façon penser par rapport à cette Coupe du monde. Mais entretemps d’autres se procurent des tickets pour les matches. C’est comme si il y avait deux mondes différents dans ce seul et même Brésil.

Mais a coté de tout ceci, je m’interroge sur l’après-Coupe du monde. Par exemple, cinq stades ont été construits dans de petites villes, pour ne pas dire à la campagne.

Faisons un parallèle avec Haïti : si on construisait un stade à Dame Marie, une petite commune de la Grande-Anse, on pourrait se demander si cette localité a vraiment besoin ou peut gérer une structure de ce genre, sachant qu’il n’y a pas de clubs de foot dans la zone qui pourraient véritablement en bénéficier.

Une de ces villes c’est Manaus, au nord du Brésil. La, il n’y a pas d’infrastructures sportives, pas de clubs pour en bénéficier. Ce qui suscite des interrogations quant à la possible fermeture de ces stades après la Coupe du monde.

Une possibilité est que ces espaces servent à des activités plutôt culturelles, ou soient utilisés à d’autres fins n’ayant rien à voir avec le sport sachant qu’il n’y a dans ces petites villes pas un véritable public sportif ou qu’il n’y a pas assez de gens pour remplir un stade de 40 000 à 50 000 places. 

Entretemps, les phases finales se déroulent bien. Certaines sources proches de la FIFA vont même jusqu’à dire que c’est l’une des meilleures coupes jamais réalisées !

Et nous Les Rescapés, nous sommes encore là. Nous vous promettons prochainement une interview avec un groupe d’haïtiens résidant à Rio qui se sont surnommés les Cariocas, du nom des habitants de la ville de Rio de Janeiro. Quelques uns de ces ‘Cariocas’ haitiens ont même travaillé dans la construction de certains stades.

Bob Montinard – collaborateur, Les Rescapés

c’est la mobilisation générale en vue du ¼ de finale du Brésil face à la Colombie. Nous aussi Haïtiens, nous avons les yeux rivés sur ce match, mais à la seule différence que nous n’avons rien à perdre, rien à gagner !
Bob Montinard - collaborateur, Les Rescapés
Le blog des Rescapés : Brésil en ¼ de finale : si tu vas à Rio…

Vendredi 4 juillet, Rio de Janeiro

Me voilà retourné à Rio de Janeiro, ancienne capitale du Brésil et l’une des plus belles villes de ce pays sud-américain.

C’est une ville très touristique.  A Rio, c’est le match France-Allemagne au Maracana. Il n’y avait pas trop d’engouement, côté brésilien, mais quand même, nombreux souhaitaient une victoire des Allemands. Ils en veulent aux français d’avoir remporté la coupe du monde 2006 face aux Brésiliens à Paris !

Evidemment, les Brésiliens sont beaucoup plus branchés sur la rencontre Brésil-Colombie qui  malheureusement ne se joue pas à Rio.

Nous allons quand même sillonner la « ville merveilleuse » comme l’appellent les habitants de Rio. Là se trouvent la plupart des sites touristiques : le pain de sucre, Cristo Rei…. Il y a aussi de belles plages.

Une ville touristique certes, mais le problème, c’est que la plupart des brésiliens ne parlent que le Portugais, ce qui constitue une barrière entre eux et les touristes.

Les chauffeurs de taxis, les restaurateurs ne peuvent communiquer avec les étrangers qui se sentent un peu mal  à l’aise, notamment pendant la période de la Coupe du monde.

Pour Les Rescapés, venus pour travailler, le problème de langue ne se pose pas. Nous agissons beaucoup plus que parlons !

Quand on parle de Rio, on parle toujours de zone Nord et zone Sud.  Le Nord est considéré comme une zone de misère, de favelas, de bidonvilles, de voies ferroviaires… Dans le sud se retrouvent les quartiers aisés comme Copacabana, Ipanema, Botafogo, des quartiers résidentiels, touristiques avec de belles plages.

La où nous sommes, on n’est pas trop loin de la zone sud, on paie un taxi entre 20 et 30 Réals - la monnaie brésilienne - pour nous conduire à Copacabana, le centre touristique. On doit souligner qu’il faut 2,20 Réals pour un Dollar américain. Comparé à la Gourde haïtienne le Réal est plutôt une monnaie forte sachant qu’il faut actuellement 45,60 Gourdes pour un Dollar.

Ceci pour faire remarquer comment se porte l’économie brésilienne avec un salaire minimum d’environ 800 Réals, soit $ 400 US par mois. Ce qui ne plait pas trop à la population de ce pays avec la cherté de la vie là-bas. La vie n’est pas si facile que ça au Brésil !

Mais les brésiliens ne se plaignent pas car ils aiment faire la fête, se distraire, ils préfèrent bosser dur, et dès qu’arrive le vendredi, c’est la fête.

En tout cas, c’est la mobilisation générale en vue du ¼ de finale du Brésil face à la Colombie. Nous aussi Haïtiens, nous avons les yeux rivés sur ce match, mais à la seule différence que nous n’avons rien à perdre, rien à gagner !

Bob Montinard – collaborateur, Les Rescapés